18 décembre 2008
Grèce : dernières nouvelles (18 décembre)
18/12; 17 h 30
"La grosse manifestation étudiante est en train d’être violemment attaquée au gaz lacrymogène. Les flics utilisent un gaz d’un nouveau type, plus puissant. La plupart d’entre nous nous sommes réfugiés dans l’Ecole Législative. Un camion blindé de transfert de fond est en train de brûler. Des personnes sont rentrées dans une église avoisinante, sonnant les cloches à chaque tir de gaz lacrymogène, ajoutant une touche un peu plus irréelle à la scène." (info trouvée sur "on the Greek riots" (voir plus bas)
18/12; 10 h
Il semble que la situation en Grèce évolue encore, et nécessiterait de la suivre de près.
Mais les informations manquent. (et le temps pour l'auteur de ce blog aussi!)
manifestation lycéenne du 10 décembre
Un autre site signalé par "Futur rouge" (site riche en informations sur les luttes et que je vous engage à aller voir), le site "Emeutes et amour" consacré aux luttes actuelles en Grèce (selon un point de vue apparemment anarchiste) donne des nouvelles qui, si elles se vérifient, pourraient être importantes quant à l'avenir du mouvement.
Des travailleurs, depuis le 16 ou le 17, occuperaient le bâtiment du principal syndicat grec (GSEE) et un site de la télévision d'Etat.
[EDIT, 12 h 00: Le journal "Le Monde" confirme cette occupation: "Quelque 70 personnes s'autoproclamant "travailleurs révoltés" avaient
auparavant envahi le siège athénien de la plus importante centrale
syndicale, la Confédération des travailleurs grecs (GSEE). Le bâtiment
restait occupé en début de soirée, a indiqué le bureau de presse du
syndicat. Selon le comité de coordination des lycéens, cette poursuite
de la mobilisation est doublée d'occupations de quelque 600 lycées et
collèges, mais le ministère de l'Education réduit ce chiffre à une
centaine". Par contre, l'occupation de la télévision serait une action brève d'une vingtaine d'étudiants mardi]
A ce niveau d'information, tout ce que l'on peut dire est que cette orientation serait très encourageante, mais que l'absence probable de direction claire dans la lutte, d'objectifs politiques bien définis, bref, l'absence d'un véritable parti révolutionnaire ouvrier, pourraient fragiliser fortement cet enthousiasme, cette prise de conscience et cette radicalisation des mouvements ouvriers et étudiants grecs. Mais on ne peut rien conclure avec si peu d'informations, sinon affirmer tout son soutien aux travailleurs et aux étudiants qui luttent avec courage et détermination contre la violence de l'État bourgeois et la dictature capitaliste.
Donc, comme d'habitude, si des lecteurs ont des informations à me transmettre, par mail ou par commentaires sur le blog, qu'ils n'hésitent pas. En ce compris, à propos d'actions de solidarité en Europe.
Je reprends la "DECLARATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES" publiée sur le site "Emeutes et amour" (mais dans une autre page, pour maintenir la lisibilité de l'ensemble)
D'autre part, des manifestations lycéennes sont prévues aujourd'hui au centre d'Athènes.
Tout ce que les directions syndicales proposent, c'est "3 h d'arrêt de travail jeudi" (ADEDY) et un "rassemblement" vendredi devant le parlement (GSEE). Juste que quoi sauver les apparences en continuant d'empêcher autant que possible l'union des travailleurs et des étudiants.
Maintenant, il est clair qu'une action comme l'occupation du site de la GSEE, si elle s'est faite isolément (ce qui reste à voir) sans coordination avec les autres formes de luttes, bien que légitime face à la trahison des directions syndicales, ne facilitera sûrement pas cette union.
Même s'il ne faut pas perdre de vue que la manifestation de mercredi, organisée par la plupart des organisations d'extrême-gauche, et rejointe par des fractions syndicales montrent que les directions syndicales sont déjà débordées par leur base (à quel degré, voilà qui est évidemment difficile à estimer d'ici!), et que l'occupation peut avoir été bien vue par les ouvriers les plus radicalisés, voire au-delà.
Pour un retour sur des informations plus anciennes et des analyses de la situation en Grèce, voir les articles de la rubrique "actualités"
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Un autre site en anglais On the Greek riots , très proche apparemment de "Emeutes et amour", mais plus complet.
Ce genre de sites souffrent de la vision "autonome" ou anarchiste, de la lutte, mettant l'accent sur les actions spectaculaires dont ils exagèrent très vraisemblablement l'importance, ne parlant que du rôle des anarchistes, sans aucune mention des autres groupes, ni des luttes au sein des syndicats, refusant tout organisation de la lutte au-delà des "comités de base", et donc toute coordination sérieuse, etc.
Mais des informations, même biaisées ainsi, restent très utiles, face à la désinformation de la presse bourgeoise.
Et il est plus que regrettable, et sans doute pas innocent au regard de leurs positions vis-à-vis des directions syndicales, (voir: Le NPA: couvrir ou affronter les directions syndicales?) que ni la LCR ni LO, organisations qui en ont les moyens, ne diffusent aucune information alternative sur leur site!
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Des infos par AlJazeera English, forcément axées sur le spectaculaire. Mais des images parfois permettent de mieux faire sentir ce qui se passe. Même si je suppose qu'il y a mieux que ceci.





