Tract du 1er mai du CCI (T)

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Le Progrès (Lyon), samedi 2 mai

La crise mondiale du capitalisme a commencé ses ravages. En Espagne, la barre des 4 millions de chômeurs vient d’être franchie. En France, ce sont 3000 chômeurs de plus chaque jour. Les gouvernements bourgeois mentent comme des arracheurs de dent sur une possible reprise pendant que FMI et OCDE prévoient au contraire une aggravation sans précédent. Nous entrons dans une période, où le capitalisme, pour sauvegarder le profit, va attaquer les travailleurs et la jeunesse avec une violence que nos générations n’ont pas connue.

Toutes les mesures qu’ils prennent pour tenter de relancer la machine ne font qu’aggraver les contradictions, les milliards qu’ils distribuent aux banquiers, aux patrons, sont des bombes à retardement qui vont faire exploser les dettes publiques alors même que la misère s’étend et que la production ne peut plus être vendue.

Ceux qui nous parlent de réformer le capitalisme, de le moraliser, de revenir à un meilleur partage des richesses veulent dissimuler que le capitalisme en crise mène à la barbarie. La bourgeoisie se prépare aux prochains affrontements avec les mesures policières et les restrictions des libertés publiques. Pour se défendre, la classe ouvrière et la jeunesse doivent se préparer également, s’organiser pour imposer l’unité des organisations ouvrières dans un combat centralisé, tous ensemble.

Les dirigeants syndicaux n’en veulent pas, ils organisent les journées d’action à répétition et le morcellement des luttes, chacun son tour, pendant qu’ils continuent à négocier les réformes de Sarkozy. Tout ceci n’a qu’un seul effet : le gouvernement peut continuer ses attaques, le patronat peut continuer à licencier. Et ce ne sont pas les élections européennes, ni plus tard les élections régionales, qui y changeront quelque chose.

Dans les syndicats, dans les collectifs qui se constituent, dans les assemblées générales et les manifestations, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour imposer :

Pour la défense de toutes les revendications

Que les dirigeants syndicaux appellent dans l’unité à la grève générale

Pour chasser Sarkozy et le gouvernement, pour en finir avec sa politique au service des patrons, des banquiers et des actionnaires !

Que disent les manifestants ? Tout est à nous, rien n’est à eux ! La crise, c’est eux, la solution, c’est nous ! Cela signifie qu’il faut un autre gouvernement :

Un gouvernement des travailleurs qui s’attaque au capitalisme, réorganise l’économie pour la satisfaction des besoins et des revendications de l’immense majorité de la population.

Pour y parvenir, il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire

Pour combattre l’impérialisme qui soutient les dictatures et pillent les pays dominés, pour unifier les luttes des travailleurs du monde entier, abattre le capitalisme qui précipite la planète dans la misère et le chaos, il faut construire une Internationale Ouvrière Révolutionnaire.

Le CCI(T) qui est un des éléments de cette construction, propose la discussion la plus ouverte sur cette question. Prenez contact. Site du CCI(T)